Le gouvernement nigérien dit avoir réuni une importante documentation sur la tentative de déstabilisation qui a ciblé la Base 101 de Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026. Les autorités annoncent qu’elles pourraient saisir la justice internationale pour donner suite à cette affaire.
Dans le compte rendu du Conseil des ministres du vendredi 4 septembre, le gouvernement affirme que l’opération aurait impliqué des éléments du Bataillon spécial de renseignement relevant du Commandement des opérations spéciales.
Pour Niamey, il ne s’agit pas d’un acte isolé. Les autorités évoquent une opération aux « ramifications internationales » et accusent le régime français d’occuper une place centrale dans un réseau de complicités présumé. Elles estiment que cette tentative viserait notamment à fragiliser la dynamique de souveraineté engagée par le Niger et sa volonté de mieux contrôler ses ressources naturelles.
Le gouvernement nigérien met également en cause le rôle présumé de certains acteurs africains, accusés d’avoir servi de relais à des initiatives de déstabilisation.
Malgré ces accusations, les autorités assurent que le Niger n’entend pas chercher la confrontation avec d’autres États. « Le Niger ne porte la guerre à aucun pays et ne nourrit pas cette velléité », souligne le communiqué.
Le Conseil des ministres salue par ailleurs la réaction des forces de défense et de sécurité, ainsi que la mobilisation populaire en soutien aux autorités.
Les autorités ont également rendu hommage aux victimes civiles et militaires, présenté leurs condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.
Sur le plan diplomatique, Niamey a salué la solidarité exprimée par plusieurs pays, notamment les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’Algérie et la Russie.
Djamila kambou
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