En ce début d’année marqué par une spéculation mercantile sur le prix de certains produits de première nécessité (notamment les motocyclettes) et par des pénuries artificielles créées pour nuire à l’image de la révolution progressiste populaire,de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer « l’apathie » des autorités face à ces manœuvres qu’elles jugent préjudiciables à la bonne marche de la révolution.
Si ces critiques ne sont pas dénuées de tout fondement , elles sont oublieuses des dispositions prises par le président du Faso et le gouvernement pour contrer ce sabotage prévisible de la part de ces commerçants véreux, plus préoccupés par leur bien être personnel que celui des populations lambda. Nous voulons parler ici des boutiques Faso Yaars dont les organes dirigeants ont été désignés et dont la mise en fonction ne devrait plus tarder sous le contrôle strict de l’État. Et, ce ne serait pas faire de la concurrence déloyale à ces « étrangleurs » du peuple maintes fois avertis et qui continuent à faire la sourde oreille face aux injonctions du gouvernement.
Habitués à dicter leur loi aux régimes pusillanimes du passé dont ils étaient les bailleurs de fonds lors des campagnes électorales, ces individus refusent de s’adapter à l’air du temps, persuadés que l’argent roi est la seule valeur étalon de nos jours. Pour un pouvoir qui a choisi de défendre les intérêts du peuple et qui prône les valeurs d’intégrité et de solidarité, ce genre de comportement ne peut plus perdurer.
Sans être dans sa tête, nous savons que le capitaine Ibrahim Traoré doit être profondément meurtri par ces pratiques outrancières et la réplique sera à la hauteur de son courroux. En ancrant résolument son action sur la nécessité de servir le peuple par le biais du récent remaniement ministériel qui est un indicateur de ce virage à gauche, le chef de l’État veut mettre fin à la complaisance,aux passe-droits et à l’exploitation à tous les niveaux.
Et ,ce ne sont pas de petits affairistes peu scrupuleux qui l’en empêcheront. Le rouleau compresseur de la révolution est bien en marche et aucune exploitation de classes ne l’arrêtera. Pour l’heure, le cheval laisse l’âne courir
Nayouma Yé
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