À compter du 1er janvier 2027, les supermarchés de la capitale nigérienne ne pourront plus produire, importer, commercialiser, utiliser ou stocker certains sachets plastiques non biodégradables. Les contrevenants s’exposeront à de lourdes amendes et à des peines d’emprisonnement.
Prévue par un arrêté signé le 1er juin 2026 par l’Administrateur délégué de la Ville, cette décision cible les sachets en plastique souple à basse densité d’une épaisseur inférieure à 15 microns, conformément à la loi nigérienne de novembre 2014 relative à la gestion des emballages plastiques.
Les sanctions annoncées sont particulièrement sévères. Les personnes impliquées dans la production, l’importation, le transport, la commercialisation ou le stockage de ces sachets risquent entre six mois et un an de prison, ainsi que des amendes pouvant atteindre cinq millions de FCFA. Les professionnels qui continueraient à les utiliser encourent également des sanctions pénales, tandis que les particuliers s’exposent à une amende de 100 FCFA par sachet utilisé. Les produits concernés, de même que les moyens ayant servi à leur transport, pourront être saisis et confisqués.
Les autorités municipales accordent toutefois une période de transition aux supermarchés jusqu’au 31 décembre 2026 afin d’écouler leurs stocks et de cesser progressivement toute nouvelle commande de sachets interdits. Elles les invitent à se tourner vers des alternatives plus respectueuses de l’environnement, notamment les emballages biodégradables, les sacs en papier ou les contenants réutilisables.
Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités de réduire la pollution liée aux déchets plastiques, régulièrement pointés du doigt pour leurs effets néfastes sur l’environnement.
Djamila Kambou
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






