Le Ghana s’apprête à soumettre à l’Organisation des Nations unies une résolution historique visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité. Portée par le Ghana en sa qualité de champion de l’Union africaine sur les réparations, la résolution doit être examinée et potentiellement adoptée par l’Assemblée générale ce 25 mars, date marquant la Journée internationale du souvenir des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique.
Le texte prévoit de qualifier officiellement la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racial comme le crime le plus grave contre l’humanité, en raison de son ampleur, de sa durée, de sa brutalité et de ses conséquences durables. Ces dernières continuent, selon un communiqué du ministère ghanéen des affaires étrangères, d’influencer les inégalités structurelles et les réalités socio-économiques à travers le monde.
Si elle est adoptée, cette résolution constituerait une première dans l’histoire de l’ONU, en établissant un cadre global de reconnaissance historique, mais aussi de justice, de réconciliation et de réparation. Elle répond également aux appels croissants en faveur d’une prise en compte des injustices passées et de leurs impacts actuels, notamment en matière de dette, de développement et de vulnérabilité climatique.
Le Ghana appelle enfin l’ensemble des États membres à soutenir cette initiative, présentée comme une étape majeure vers la reconnaissance d’une vérité historique et la promotion d’une justice globale.
Djamila Kambou
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