Dans son adresse au peuple burkinabè à l’occasion de l’an 1 de la révolution progressiste populaire, le président du Faso Ibrahim Traoré, a esquissé dans les grandes lignes ce que devrait être l’attitude de tout révolutionnaire conscient et conséquent et que nous pouvons résumer en une phrase : le révolutionnaire c’est celui qui apprend pour comprendre afin d’être pour avoir et changer ainsi quantitativement et qualitativement ses conditions de vie et l’environnement social, économique et politique de son pays.
Histoire, langues nationales, devenir politique, culturel , scientifique, technique et industriel autant de thématiques fondamentales qu’il doit s’approprier pour être un acteur majeur dans le processus engagé depuis octobre 2022 et qui a été formalisé le 1er avril 2025, pour desillusionner tous les « libres penseurs » et autres sophistes qui parlaient jusque-là de démocratie, alors que le pays était en pleine refondation politique économique et social pour mettre à bas l’ordre ancien qui entravait sa marche vers le bonheur.
En attendant donc le Manifeste de cette révolution progressiste populaire qui viendra fixer le cap et nous édifier davantage, il faut dire que le président du Faso, a touché du doigt la lacune principale des africains « formatés » à l’école coloniale véritable laboratoire de lavage de cerveau qui empêche le continent de redevenir lui-même en se débarrassant de toutes les croyances sordides qu’on lui a infusées méthodiquement.
Des croyances qui ont atrophié son âme et l’empêchent de donner sa pleine mesure. C’est dire qu’une révolution mentale est nécessaire afin que nous atteignons notre niveau humain véritable, spécifique et réaliser toutes les possibilités qui s’offrent à nous.
La foi chevillée au corps et les pieds bien enfoncés dans notre culture l’africain en général et le burkinabè en particulier est capable de toutes les prouesses surtout lorsqu’il prend conscience que ses ancêtres ont été à la base de la civilisation humaine et sont de ce fait non seulement rentrés dans l’histoire, mais en ont écrit les pages les plus distinguées comme l’attestent les pyramides d’Égypte dont la construction demeure jusqu’à nos jours un mystère quasi insondable.
Il nous faut donc aller chercher dans la tradition africaine, les ressorts puissants qui nous permettront de « bondir sur notre proie » et la dévorer sans coup férir. S’armer de connaissance « jusqu’aux dents » comme disait le professeur Joseph Ki Zerbo afin de connaître une renaissance dans toute l’acception du mot , voilà la quintessence de cette adresse présidentielle.
Pour être et avoir il faut d’abord connaître . Emancipons nous donc de l’esclavage mental,car, c’est le pire de tous .
Boubakar SY
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