La plus grande indignité pour un homme consiste à prendre les armes contre sa patrie, pour assouvir ses intérêts personnels. Ce rubicon de la félonie et de l’apatridie a été plus que franchi par le lieutenant colonel Paul Henri Damiba , qui, dans un audio parvenu à notre rédaction intime l’ordre à un officier de l’armée de l’air burkinabè de « détruire » du matériel militaire de pointe , principalement des drones de dernière génération afin de « faciliter » la déstabilisation des institutions légales du Burkina Faso.
L’officier félon ne s’arrête pas à cette macabre mission, car il indique qu’il faut « couper la tête » ( entendez liquider le capitaine Ibrahim Traoré) du pouvoir avec l’aide d’éléments infiltrés dans l’entourage du président du Faso et qui devaient servir de cheval de Troie de ce funeste projet. Pire , Damiba souligne qu’il faut « écraser » toute tentative de résistance populaire, notamment les « wangnignan » qui viendraient à sortir pour protester contre cette forfaiture.
On touche le fond pour un officier qui a juré solennellement de défendre sa patrie au prix du sang et qui se révèle en définitive être un assoiffé du pouvoir prêt à tout pour atteindre ses objectifs. Le professionnalisme des services de renseignements ayant permis d’eventer ce complot,il se pose la question de la position que le Togo, pays où est réfugié Damiba va adopter dans cette affaire.
Il apparaît en effet clairement que l’officier félon a violé l’obligation de réserve que tout réfugié politique doit observer dans son pays d’accueil. En continuant d’héberger un tel homme, il est évident qu’une crise de confiance pourrait s’établir entre Lomé et Ouagadougou et rendre la situation sous-régionale un peu plus volatile. En attendant donc que Lomé clarifie sa position le peuple burkinabè mobilisé depuis hier nuit dans toutes les contrées du pays a montré sa résolution à barrer la route à toutes les manœuvres destabilisatrices de la révolution progressiste populaire confirmant l’adage qui veut que rien n’arrête une idée qui vient à son temps. A bon entendeur…
Nayouma Yé
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






