Le président sud-africain Cyril Ramaphosa fait de nouveau face à des pressions politiques après une décision de la Cour constitutionnelle sud-africaine relançant l’affaire dite « Farmgate ».
La plus haute juridiction du pays a annulé une décision prise par le Parlement en 2022, qui avait empêché l’ouverture d’une procédure de destitution contre le chef de l’État. La Cour estime que ce vote n’était pas conforme à la Constitution.
L’affaire remonte à 2020, lorsqu’une importante somme d’argent, estimée à près de 500 000 dollars, avait été volée dans le ranch et l’élevage de bétail du président. L’argent, retrouvé caché dans des coussins de canapé selon plusieurs révélations médiatiques, provenait d’une vente de buffles à un homme d’affaires soudanais, d’après Cyril Ramaphosa.
Le président sud-africain avait alors été accusé par ses opposants de ne pas avoir officiellement signalé le vol à la police et d’avoir tenté de dissimuler l’affaire. Certains dénonçaient également un possible abus de pouvoir ainsi qu’un conflit d’intérêts.
En 2022, une commission d’enquête parlementaire avait conclu que le président pouvait avoir enfreint certaines règles liées à l’exercice de ses fonctions. Malgré cela, l’Assemblée nationale, dominée à l’époque par l’ANC, le parti au pouvoir, avait rejeté l’idée d’une procédure de destitution.
Mais la Cour constitutionnelle vient désormais de juger que ce vote parlementaire était invalide, redonnant un nouvel élan politique à cette affaire sensible.
Cette décision intervient après une plainte déposée par le parti d’opposition Economic Freedom Fighters (EFF), formation connue pour ses positions radicales contre le pouvoir en place.
Yolande Bazié
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