Le gouvernement soudanais hausse le ton.
Les autorités ont convoqué le coordinateur humanitaire résident de l’ONU ainsi que les représentants des agences onusiennes accréditées dans le pays. Elles les ont avertis contre toute coopération avec une structure humanitaire affiliée aux Forces de soutien rapide (FSR).
En cause : la création, à Nyala, d’une « Autorité nationale pour l’accès humanitaire » mise en place par les FSR. Cette entité exige des organisations locales et étrangères un enregistrement sous 30 jours et l’ouverture de bureaux dans les zones qu’elle contrôle.
Le ministère soudanais des Affaires étrangères rejette fermement cette initiative.
Toute relation institutionnelle avec cet organisme serait considérée comme un soutien à une entité parallèle illégitime et une violation de la souveraineté du Soudan, prévient-il.
Les autorités rappellent qu’en août 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU avait dénoncé toute tentative de création de structures parallèles, les qualifiant de menace pour la stabilité du pays et de la région.
Le gouvernement affirme toutefois rester engagé à faciliter l’accès humanitaire à toutes les populations dans le besoin, à travers les canaux officiels de l’État.
Ni l’ONU ni les FSR n’ont réagi dans l’immédiat.
Depuis avril 2023, la guerre entre l’armée et les FSR a plongé le pays dans une crise humanitaire majeure.
Des dizaines de milliers de morts. Environ 13 millions de déplacés. Et un pays profondément divisé.
A. Flora BARO
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