Ainsi donc l’ex lieutenant colonel Paul Henri Damiba projetais de renverser les institutions républicaines avec l’aide de soldats félons, de commerçants véreux soutenus par une coalition de forces extérieures qui devaient venir en appui à cette bande d’apatrides.
A l’analyse du profil de ceux qui sont passés aux aveux jusque-là on se rend compte que tous sont, à l’instar de leur chef de bande habités par une folie des grandeurs et une mégalomanie qui n’ont d’égale que l’étroitesse de leur cerveau toutes choses qui ne pouvaient qu’aboutir à cet échec lamentable.
Le chef de bande d’abord, Damiba en l’occurrence qui a fait montre de toute son incurie et sa fatuité en huit mois de gestion du pouvoir d’État caractérisés par une frénésie dans les dépenses princières et un oubli du serment que ceux qui l’avaient fait « roi » ont pris dans la déclaration de l’avènement du MPSR à savoir sauvegarder et restaurer la patrie en perdition.
Au lieu de quoi, Damiba se complaisait dans des discours sans queue ni tête et prônait une réconciliation factice sans vérité ni justice pour éclater le prurit qui gangrène le corps social depuis des décennies. Une paix des cimetières difficilement acceptable d’autant plus que le pays était en proie à une crise multidimensionnelle dont la résolution méritait la concentration des efforts de tous et de chacun. Pire , les délices du pouvoir l’ont amené à augmenter exagérément le train de vie de l’État à travers une augmentation exagérée des émoluments des ministres et des voyages coûteux à l’étranger notamment lors de son voyage à New York pour y prendre part à l’assemblée générale de l’ONU.
Une délégation composée du ban et de l’arrière- ban de sa cour qui avait heurtée la conscience de certains de ses partisans. Une gestion patrimoniale et grandiloquente du pouvoir qui ne pouvait prospérer en ces périodes de soudure,ce qui avait amené les officiers patriotes conduits par Ibrahim Traoré à lui reprendre sa « chose. »
On se rend compte que ses acolytes apprentis putschistes sont de la même graine que cet Ubu noir quand on entend parler un Madi Sakandé vituperant sur tous les chefs d’État en dehors de Blaise Compaoré ou lorsque l’on voit les photos pleines de morgue du sergent chef Salif Yelwaoré prises à la présidence du Faso où il rêvait certainement de s’installer après avoir « couper la tête »(sic) du capitaine Ibrahim Traoré.
Des assoiffés du pouvoir bêtes comme leurs pieds qui ne méritent aucune clémence quand on connaît les sentiments qui animent ce genre d’êtres humains. Le verdict populaire en tout cas est sans appel,et, le capitaine Ibrahim Traoré devra s’y plier étant lui-même « l’otage » du peuple. Vox populi vox Dei dit l’adage.
Nayouma Yé
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