Des produits à prix cassés, des témoignages de clients satisfaits et des captures d’écran de colis prétendument livrés. Derrière ces offres alléchantes diffusées sur Facebook et WhatsApp se cache une arnaque bien rodée. La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) alerte les internautes sur ces faux fournisseurs qui se présentent comme des grossistes de produits importés de Turquie ou de Chine.
Les escrocs attirent leurs victimes à travers de fausses pages Facebook ou des groupes baptisés « Fournisseurs Turquie-Chine ». Ils y proposent des marchandises à des prix présentés comme étant ceux de l’usine, avec la promesse d’une livraison rapide.
Une fois dans les groupes WhatsApp, les internautes sont quotidiennement exposés à de prétendues promotions. Pour rendre leurs offres crédibles, les cybercriminels mettent en scène de faux clients satisfaits, publient de fausses preuves de réception de colis et diffusent des captures d’écran de prétendus transferts d’argent.
Le scénario est ensuite bien établi. Après avoir choisi sa marchandise, la victime est invitée à régler la totalité de sa commande par Mobile Money. Les escrocs promettent alors une livraison rapide et affirment même disposer de représentants sur place.
Mais quelques jours plus tard, un nouveau paiement est exigé. Cette fois, il s’agit de prétendus frais de dédouanement, qui peuvent atteindre, voire égaler, le prix de la marchandise. À ce stade, le fournisseur devient généralement injoignable et la victime comprend qu’elle a été trompée.
Pour éviter de tomber dans ce piège, la BCLCC appelle les citoyens à se méfier des offres exceptionnellement bon marché, à ne pas envoyer d’argent à des fournisseurs inconnus sans garanties et à privilégier les plateformes de vente reconnues et sécurisées.
Sur les réseaux sociaux, les faux avis et les captures d’écran peuvent facilement donner une apparence de sérieux à une escroquerie. Une bonne affaire ne doit jamais faire perdre la vigilance. La BCLCC invite les internautes à signaler tout comportement suspect via la plateforme Alerte BCLCC.
Yolande Bazié
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