Après plusieurs mois de travaux, un maillon essentiel de la RN9 retrouve la circulation. À Bama, le nouveau pont, réalisé sous la forme d’un dalot multicellulaire, a été officiellement ouvert ce 18 août 2026 par le ministre de la Construction, de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mikaïlou Sidibé. Une réouverture qui met fin aux difficultés rencontrées par les usagers et redonne toute sa fluidité à cet important axe routier.

Bien plus qu’un simple ouvrage de franchissement, le pont de Bama joue un rôle stratégique dans la mobilité des personnes et des marchandises. La RN9 dessert plusieurs localités burkinabè et constitue également une voie importante vers le Mali, sa remise en service vient ainsi renforcer la continuité des échanges et faciliter les déplacements sur cet axe à fort enjeu économique.
Réalisé en huit mois , l’ouvrage a bénéficié d’aménagements destinés à garantir sa solidité et sa résistance face aux eaux et à l’érosion. Un dalot multicellulaire de 14 mètres de largeur a été construit, avec des dispositifs d’enrochement, de gabions et de perrés maçonnés pour protéger l’infrastructure. La chaussée a également été reprise sur 400 mètres, avec une nouvelle signalisation et des équipements de sécurité routière.
Le chantier, lancé en janvier 2026, représente un investissement de plus d’un milliard de francs CFA, entièrement pris en charge par l’État. La réalisation de cette infrastructure traduit ainsi la volonté des autorités de maintenir la praticabilité des axes routiers stratégiques et de renforcer les infrastructures indispensables à l’activité économique.

Pour le ministre Mikaïlou Sidibé, le pont de Bama est un ouvrage « stratégique et névralgique », compte tenu des nombreuses localités qu’il dessert et de sa connexion avec le Mali. Il a salué l’ensemble des acteurs ayant contribué à sa réalisation et appelé les usagers, notamment les transporteurs, à davantage de prudence et de civisme.
La remise en circulation du pont marque donc une étape importante pour les populations et les opérateurs économiques de la zone. Elle offre surtout une infrastructure modernisée, plus sûre et mieux adaptée aux exigences de la circulation, avec l’ambition de préserver durablement la fluidité des échanges sur la RN9.
Yolande Bazié
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