Alors que quatre lycées professionnels et techniques sont actuellement en construction au Burkina Faso, les autorités travaillent déjà sur les contenus qui y seront enseignés. Du 17 au 22 août 2026, un atelier réunit à Kaya des techniciens, spécialistes en méthodologie, enseignants et facilitateurs pour concevoir les manuels de formation destinés au niveau BEP de ces établissements.
L’initiative est portée par la cellule de coordination de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ). L’objectif est de préparer des curricula et des outils pédagogiques adaptés aux besoins des futurs lycées, avec des formations davantage en phase avec les réalités économiques des différentes régions.
Dans le cadre de sa composante consacrée à la redynamisation de l’enseignement professionnel, l’IPEQ a lancé en mars 2026 la construction de quatre lycées professionnels et techniques à Samandéni, Bagré, Gomponsom et Kaya. Le choix de ces sites répond à une logique précise : rapprocher les formations des zones disposant de matières premières et de véritables opportunités économiques.
« Les lycées sont implantés là où se trouvent la matière première et les opportunités », a expliqué le coordonnateur national de l’IPEQ, Pr Zakaria Soré.
À terme, l’ambition est de permettre une transformation scientifique et industrielle des ressources disponibles localement.
À Kaya, par exemple, le futur lycée professionnel et technique sera spécialisé dans le domaine des peaux et cuirs. Les officiels ont d’ailleurs profité de leur séjour pour visiter le chantier et constater l’avancement des travaux.
Pour le ministre Moumouni Zoungrana, les manuels en préparation doivent permettre de disposer de formations davantage orientées vers les compétences pratiques et les besoins du marché.
Le ministre a annoncé une ambition majeure pour la transformation du système éducatif : porter à 60 % la proportion des sortants issus de la formation professionnelle et technique, tout en assurant une meilleure adéquation entre les diplômes et les compétences recherchées.
Le chantier ne s’arrêtera pas aux quatre premiers établissements. Deux nouveaux lycées doivent commencer à être construits à Dédougou et Orodara, avec notamment des formations liées à la transformation des fruits. Au total, le programme prévoit 10 lycées professionnels et techniques.
Ainsi, pendant que les bâtiments sortent progressivement de terre, l’IPEQ travaille déjà à leur donner un contenu. L’ambition est de faire de ces futurs établissements des pôles de formation directement connectés aux ressources, aux opportunités économiques et aux besoins en compétences du Burkina Faso.
Djamila Kambou
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






