Le Royaume-Uni veut donner un nouvel élan à sa coopération avec le Burkina Faso. En visite de travail à Ouagadougou, l’envoyé spécial britannique pour le Sahel, Jonathan Croft, a réaffirmé la volonté de Londres de développer davantage ses relations avec le Burkina Faso, notamment dans les domaines des investissements et de la résilience face aux changements climatiques.
Cette rencontre fait suite aux discussions engagées en septembre dernier à New York entre le chef de la diplomatie burkinabè et la ministre britannique chargée du Développement international, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies.
Les échanges ont également porté sur la lutte contre le terrorisme dans la sous-région. Le diplomate britannique a notamment reconnu le caractère transfrontalier de la menace et appelé à une approche plus globale pour y faire face. Il a, dans ce cadre, salué certaines initiatives régionales, dont la MISAHEL.
Sur la question, Karamoko Jean Marie Traoré a estimé qu’une réponse globale ne pourrait être efficace qu’à condition de rétablir la confiance entre les pays de la sous-région et d’harmoniser leur compréhension du phénomène terroriste.
Le diplomate britannique a par ailleurs salué l’organisation, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, d’un événement parallèle consacré à la Confédération des États du Sahel (AES). Selon lui, cette rencontre a contribué à présenter les avancées enregistrées au sein de l’espace confédéral et à répondre à certains récits qu’il juge erronés.
À l’issue de la rencontre, Jonathan Croft s’est félicité de l’ouverture des autorités burkinabè et a réaffirmé la volonté du Royaume-Uni de poursuivre le développement de l’axe Ouagadougou-Londres.
Djamila Kambou
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