Il s’appelle Rouslan Kravtchenko, procureur général d’Ukraine. Sa mission : engager ou soutenir des poursuites judiciaires contre ceux qui ne respectent pas la loi.
Mais en lieu et place d’incarner le serment prêté et de combattre ceux qui bafouent la loi, le procureur général se retrouve en complicité avec ces mafieux. Une situation qui donne une fois encore, tout son sens à l’adage : « l’habit ne fait pas le moine. »
Ces « mafieux » auxquels le procureur général est soupçonné d’être lié seraient membres d’une organisation criminelle ayant infiltré l’institution judiciaire.
Selon les enquêteurs, ce réseau se livrait à l’extorsion et assurait la protection de plusieurs centres d’appels frauduleux, appelés « call centers », à travers le pays, en échange de pots-de-vin.
A la suite des enquêtes anti – corruption ayant ciblé ses services et de perquisitions menées dans ses bureaux, le procureur général a annoncé dans la nuit de lundi à mardi avoir remis sa démission.
Tout en actant son départ, Rouslan Kravtchenko a fermement rejeté toute implication personnelle. « Ma position concernant les accusations reste inchangée : elles ne reposent sur aucun fait établi », a-t-il affirmé, qualifiant les manœuvres à son encontre de déstabilisation politique.
Le Parlement ukrainien doit se réunir dans les prochains jours pour voter la ratification de la démission de Rouslan Kravtchenko et entériner la nomination de son successeur par le président Zelensky.
Cheick Omar Ouedraogo
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