La lutte contre la dépendance financière de l’Afrique a trouvé un écho particulier à Moscou. À l’ouverture du troisième Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, le président russe Vladimir Poutine a cité Thomas Sankara pour dénoncer les mécanismes d’endettement qui, selon lui, limitent la capacité des États africains à financer leur propre développement.
« La dette, c’est encore le néocolonialisme, où les colonialistes se sont transformés en assistants techniques », a rappelé le dirigeant russe, reprenant une formule emblématique de l’ancien président burkinabè. Cette référence replace la question de la souveraineté économique au centre des discussions entre la Russie et les pays africains.
Au-delà de la question de la dette, Vladimir Poutine a défendu un ordre mondial multipolaire dans lequel les États africains pourraient déterminer librement leurs orientations. Il a également plaidé pour une représentation plus importante du continent au sein des institutions financières internationales, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
La référence à Thomas Sankara donne ainsi une résonance particulière aux échanges de Moscou. Elle rappelle que l’indépendance politique reste étroitement liée à la capacité des pays africains à maîtriser leurs choix économiques, à mobiliser leurs propres ressources et à financer leur développement.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






