Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans le financement lybien, ouvert le 16 mars, est entré dans sa cinquième semaine d’audience. L’ancien chef de l’État a vu la pression s’accentuer, fragilisé par les déclarations de son ancien collaborateur Claude Guéant (alors ex-directeur de cabinet).
Absent pour raisons de santé, Claude Guéant a fait parvenir à la Cour une attestation écrite de trois pages. Il y affirme avoir toujours agi sur instruction de Nicolas Sarkozy, notamment après un échange avec Mouammar Kadhafi en 2007 concernant Abdallah Senoussi (gendre du guide Lybien).
Ces déclarations marquent une évolution par rapport à la première instance, où Claude Guéant affirmait ne pas avoir informé Nicolas Sarkozy de certains contacts avec des responsables libyens. Il indique désormais ne pas l’avoir fait « immédiatement ».
Face à cette charge, l’ancien chef de l’État vacille sans rompre. Il se dit « surpris », « interloqué », évoque un homme qu’il ne reconnaît plus.
Brice Hortefeux (ancien ministre délégué aux Collectivités territoriales), également jugé dans ce dossier, continue de nier toute implication et affirme ne pas avoir averti Nicolas Sarkozy de rencontres avec Abdallah Senoussi.
Les trois hommes ont été condamnés en première instance pour association de malfaiteurs. En appel, la cour examine notamment les échanges avec des responsables libyens et d’éventuels avantages financiers.
Cheick Omar Ouedraogo
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