Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exhorté les États africains à unir leurs efforts pour mieux gérer les migrations sur le continent. Lors de la septième session du Parlement panafricain, tenue le 27 juillet 2026 à Midrand, il a estimé que la réponse à ce défi ne pouvait se limiter au contrôle des frontières, mais devait également s’attaquer aux facteurs qui contraignent des millions d’Africains à quitter leur pays.
Le chef de l’État a plaidé pour une approche équilibrée conciliant le respect des lois sur l’immigration et la protection des droits fondamentaux des migrants. Selon lui, aucun pays africain ne dispose, à lui seul, des moyens suffisants pour répondre efficacement aux enjeux migratoires
Cyril Ramaphosa a souligné que les flux migratoires non maîtrisés peuvent fragiliser la stabilité et la cohésion des sociétés. Il a toutefois insisté sur la nécessité de combattre les véritables causes de ces déplacements, parmi lesquelles les conflits armés, l’instabilité politique, la pauvreté, la mauvaise gouvernance et les inégalités sociales.
« En tant que nations africaines, nous devons reconnaître et traiter les causes profondes des migrations », a-t-il déclaré
devant les parlementaires africains.
Cette prise de position intervient alors que l’Afrique du Sud traverse une nouvelle vague de tensions marquée par des violences visant des ressortissants étrangers. Des groupes hostiles à l’immigration accusent notamment les migrants en situation irrégulière d’être responsables de l’augmentation du chômage, de l’insécurité et de la pression sur les services publics.
Face à cette dégradation du climat, plusieurs pays africains ont lancé des opérations de rapatriement volontaire de leurs ressortissants. Selon des chiffres communiqués par différents gouvernements, plus de 160 000 étrangers auraient quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois.
Les violences auraient également coûté la vie à au moins quatre ressortissants étrangers. Cyril Ramaphosa a fermement condamné ces attaques, les qualifiant de « tristes et abjectes », tout en réaffirmant la détermination de son gouvernement à lutter contre la xénophobie, l’afrophobie et toutes les formes de haine envers les étrangers.
Djamila Kambou
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