Le Burkina Faso entend désormais inscrire la promotion des droits humains dans un référentiel qui reflète davantage ses réalités socioculturelles et ses valeurs propres. Le référentiel « Burkindlim », intitulé « Une vision burkinabè des droits humains », a été validé ce mardi 3 novembre 2026 à Ouagadougou, sous réserve de l’intégration des amendements proposés au cours des travaux.
La validation est intervenue à l’issue d’un atelier organisé par le ministère de la Justice, à travers la Direction générale des droits humains (DGDH). La rencontre a été présidée par le secrétaire général du département, Harouna Kadio, représentant le ministre Edasso Rodrigue Bayala.
Les échanges ont mobilisé des spécialistes des droits humains, des représentants de l’administration publique, des départements ministériels, des associations ainsi que des autorités coutumières et religieuses. Leur mission était d’examiner le document, d’y apporter des améliorations et de parvenir à une validation collective.
À travers le référentiel Burkindlim,les autorités burkinabè ambitionnent de promouvoir une lecture des droits humains qui prend en compte les valeurs, les références culturelles et les réalités sociologiques du pays.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée du ministère de la Justice de renforcer la souveraineté culturelle et intellectuelle du Burkina Faso. Elle vise à construire un discours national sur les droits humains en cohérence avec l’identité du pays et les aspirations de sa population, dans l’esprit de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Djamila Kambou
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