Le Congrès national africain (ANC) joue gros dans les urnes ce 4 novembre 2026. Le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid pourrait perdre du terrain dans plusieurs grandes municipalités, notamment à Johannesburg, Durban et Tshwane, où ses adversaires espèrent lui ravir des positions stratégiques.
Cette menace s’est renforcée avec le mécontentement d’une partie de la population face aux coupures d’eau et d’électricité, au chômage et à la dégradation des services publics. Autant de difficultés qui fragilisent l’image du parti dirigé par le président Cyril Ramaphosa et alimentent les critiques contre sa gestion.

L’Alliance démocratique (DA), le parti de l’ancien président Jacob Zuma et plusieurs autres formations comptent profiter de cette situation pour élargir leur influence. Dans les grandes villes, la bataille s’annonce disputée et l’ANC pourrait se retrouver contraint de céder certaines de ses positions.
Autre incertitude, aucun parti ne semble assuré de décrocher seul la majorité dans plusieurs municipalités. Des coalitions pourraient alors devenir indispensables pour prendre les commandes des conseils municipaux.
Les résultats attendus dimanche permettront de mesurer l’ampleur des pertes éventuelles de l’ANC et de déterminer si ses adversaires ont réussi à redessiner la carte politique locale, à trois ans des élections nationales de 2029.
Yolande Bazié
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