L’ancien président malgache Andry Rajoelina a rencontré le roi Mswati III d’Eswatini le 6 février, une initiative qui a suscité une vive réaction des autorités de Madagascar. La présidence a dénoncé cet accueil officiel, le qualifiant d’atteinte à la souveraineté nationale.
Dans un communiqué, la présidence a estimé que cet acte « méprise les principes de justice » et constitue une provocation à l’égard d’un peuple encore marqué par le régime de Rajoelina. Le texte rappelle que l’ancien chef de l’État a été déchu de sa nationalité malgache, rendant toute prétention à représenter Madagascar « juridiquement infondée ».
La rencontre s’est tenue au palais de Lozitha, dans un contexte où le roi d’Eswatini aurait plaidé en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel à Madagascar. Toutefois, cette déclaration n’a pas été évoquée dans la réaction officielle des autorités malgaches.
Par ailleurs, la présidence a adressé une lettre au secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) afin d’exprimer ses préoccupations face à ce qu’elle qualifie de tentative de « déstabilisation » du processus de réconciliation nationale. Les autorités malgaches réaffirment leur engagement à restaurer la paix et la stabilité dans le pays, sans ingérence extérieure.
Malgré les justifications avancées par les autorités eswatiniennes, Madagascar maintient fermement sa position. Les tensions diplomatiques entre les deux pays pourraient s’accentuer si de telles initiatives venaient à se répéter.
A. Flora Baro
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