Le Gabon et la Guinée équatoriale ont officiellement tourné la page de leur différend territorial autour des îlots de Mbanié, Cocotiers et Conga. Réunis mardi au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, les représentants des deux pays ont signé un accord entérinant la décision rendue en mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ), qui reconnaît la souveraineté de la Guinée équatoriale sur ces territoires.
Par cet engagement, Libreville et Malabo acceptent de respecter le verdict de la plus haute juridiction des Nations unies, mettant ainsi un terme à un litige frontalier qui perdurait depuis plus de cinquante ans.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, également signataire de l’accord, a salué la résolution d’un différend frontalier qui aura longtemps pesé sur les relations entre les deux pays.
Le contentieux portait sur l’île de Mbanié, d’une superficie d’une trentaine d’hectares, ainsi que sur les îlots de Cocotiers et Conga, situés dans une zone maritime réputée riche en ressources pétrolières et gazières. En mai 2025, la CIJ avait conclu que ces territoires relevaient de la souveraineté de la Guinée équatoriale, estimant que le traité de Paris de 1900 avait attribué ces îlots à l’Espagne, qui les a ensuite transmis à son ancienne colonie lors de son indépendance en 1968.
Le Gabon défendait pour sa part la validité de la convention de Bata, signée en 1974 entre les deux États indépendants, qu’il considérait comme lui conférant la souveraineté sur ces îles. Saisie par les deux pays, la CIJ avait toutefois été appelée à se prononcer sur la valeur juridique des différents textes invoqués, et non à redéfinir les frontières.
Bien que quasiment inhabités, Mbanié, Cocotiers et Conga occupent une position stratégique en raison des importantes ressources en hydrocarbures présumées dans les eaux environnantes.
Djamila Kambou
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