Elle est là pour protéger les autres. Pourtant, la Fédération nationale de protection civile française n’a pas réussi à se protéger elle-même.
L’association, qui vient en aide aux populations en détresse, a été ciblée par des cyberattaquants. Des données ont été dérobées, exposant au passage les informations des 500. 000 profils visités.
Les informations touchées comprennent des données d’état civil, des coordonnées téléphoniques et des photos de profil. Et dans cette fuite, même les plus vulnérables n’ont pas été épargnés. Des données appartenant à des mineurs ont également été compromises.
Cette faille dans le système et exploitée par des individus aux objectifs inavoués dépasse désormais le seul cadre de la Fédération. Elle pose une question plus large : jusqu’où les autorités françaises sont-elles capables de protéger leurs compatriotes qui s’investissent dans des missions de services publics.
Au-delà même de l’existence d’un véritable bouclier numérique, la capacité à détecter rapidement une intrusion est tout aussi cruciale. Or sur ce point, la France a encore failli.
En effet, l’attaque n’a été détectée qu’au mois d’août, alors que les données avaient été dérobées dès le mois de mars. Pendant tout ce temps, les données dérobées ont donc pu rester hors de portée de leurs propriétaires, sans que l’alerte ne soit immédiatement donnée.
Une série de fuites qui inquiète
Au-delà du seul cas de la Protection civile, les vols de données semblent se multiplier en France, faisant du piratage une menace de plus en plus concrète pour les populations.
Au cours de ce même mois d’août, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a elle aussi été confrontée à une compromission de données concernant plus de 700 000 contribuables français.
La fuite concerne des données d’identités, les coordonnées postales, téléphoniques, des adresses emails, des informations relatives à la situation familiale, au revenu fiscal de référence, taux de prélèvement à la source.
Les victimes n’ont désormais qu’une seule prière en tête : que les données dérobées ne servent pas à leur nuire.
Cheick Omar Ouedraogo
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