« On ne peut pas prétendre représenter le monde de 2026 avec les équilibres de 1945 ». À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président centrafricain a lancé une véritable charge contre l’ordre international hérité de l’après-guerre.
Pour Faustin Archange Touadéra, le continent ne peut plus rester en marge des décisions qui engagent la sécurité collective. C’est pourquoi du haut de la tribune, il a réclamé une place pour l’Afrique au conseil de sécurité de l’organisation des nations unies.
Selon lui, l’Afrique, qui compte plus de 1,3 milliard d’habitants et dont les crises occupent une part importante de l’agenda du Conseil, doit bénéficier d’une représentation permanente.
Le président nouvellement réélu défendant ainsi l’attribution d’au moins un siège permanent à l’Afrique présente cette revendication comme « une exigence de justice et d’efficacité et non une faveur ».
Au-delà de la question de la représentativité, le président centrafricain a également plaidé pour des opérations de maintien de la paix dotées de mandats réalistes et de financements prévisibles.
Il a par ailleurs appelé à une réforme de l’architecture financière internationale afin de mieux répondre aux besoins des États fragiles et en développement.
Cheick Omar Ouedraogo
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






