La salle de l’Assemblée générale des Nations unies s’est vidée, jeudi, au moment où Benyamin Netanyahou prenait la parole. Dans les rangs, des dizaines de représentants de différentes délégations ont préféré tourner le dos au Premier ministre israélien plutôt que d’écouter son discours.
Un départ collectif, loin d’être passé inaperçu, qui a transformé cette prise de parole en scène de protestation. Ce mouvement avait été préparé en amont. En effet, la délégation palestinienne avait adressé un message aux autres missions pour les appeler à quitter la salle pendant l’intervention du dirigeant israélien.
L’appel a été suivi par des dizaines de personnes, donnant à cette sortie collective une portée symbolique au cœur de l’ONU.
À l’extérieur, la contestation s’est également fait entendre. Le long de la Première Avenue, à Manhattan, des dizaines de manifestants se sont rassemblés à proximité du siège des Nations unies. Aux cris hostiles à Netanyahou, ils ont fait écho au mouvement de protestation qui se déroulait à l’intérieur de l’Assemblée.
Face à cette contestation, le Premier ministre israélien a choisi de porter l’affrontement sur le terrain diplomatique. À la tribune, il s’en est pris notamment à la France et au Royaume-Uni, deux pays qui critiquent la politique de colonisation israélienne.
Il leur a reproché de dénoncer cette politique alors que leurs propres histoires sont marquées par le colonialisme.
Cheick Omar Ouedraogo
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