A la lecture du communiqué officiel du gouvernement togolais relatif à l’extradition de Paul Henri Damiba on s’aperçoit que le gouvernement burkinabè a accepté de ne pas appliquer la peine de mort à l’inculpé principal de la tentative de coup d’état du 3 janvier dernier, qui devait « couper la tête du capitaine Ibrahim Traoré. »
Une autre preuve de la hauteur d’esprit qui anime le capitaine Ibrahim Traoré dans son action à la tête du pays, lui qui a été victime de nombreuses tentatives de déstabilisation et qui a su garder la tête froide jusque-là mû certainement par le souci de la cohésion sociale.
Qu’un félon de la taille de Damiba dont l’action destructrice devait s’étendre au matériel de défense nationale puisse échapper à la peine capitale, voilà de quoi meurtrir le cœur de bien de patriotes. En même temps aussi,le communiqué bât en brèche, l’image « d’État de non droit » que certains veulent coller en pure perte au Burkina Faso.
Conscientes de la sacralité de la vie humaine et de la primauté du droit dans le règlement des conflits, les autorités judiciaires du Burkina Faso, le premier magistrat en tête oeuvreront à la tenue d’un procès équitable dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais, l’affaire Damiba. Une affaire où s’entremêlent fils politiques, militaires et civils tous provenant d’un milieu en déconfiture depuis l’insurrection d’octobre 2014. Place à la justice donc.
Nayouma Yé
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