La répression du non-port du casque est entrée dans sa phase active à Toma. En une seule matinée, ce jeudi 1er octobre 2026, la Police nationale a immobilisé 75 engins, dont 70 motos et 5 tricycles, pour défaut de casque.
Dès 6 heures, les policiers ont investi plusieurs axes et principaux carrefours de la ville, notamment les ronds-points de Yaba-Bounou, Gué Issa Paré et Joseph Ki-Zerbo. Plusieurs usagers contrôlés ne disposaient pas de casque. Certains le transportaient entre leurs jambes, tandis que d’autres l’avaient simplement fait porter à leurs enfants. Des tentatives de contournement des points de contrôle ont également été constatées.
Selon le commissaire central de police de Toma, Justin Séogo, cette opération fait suite à une campagne de sensibilisation menée durant le mois de septembre. Douze sorties de contrôle avaient alors mobilisé une cinquantaine de policiers et une centaine de Volontaires adjoints de sécurité (VADS), permettant d’atteindre environ 75 % de port correct du casque. Une amélioration qui, selon la Police, s’est toutefois estompée après l’arrêt des contrôles durant la dernière semaine de septembre.
Pour cette première phase de répression, seuls les conducteurs sont concernés. La récupération d’un engin mis en fourrière est notamment soumise à la présentation des documents justifiant sa propriété, d’un casque conforme et au paiement d’une contravention de 3 000 FCFA.
La Police attire également l’attention sur la qualité et l’utilisation des casques. Certains sont dépourvus de jugulaire ou sont en mauvais état. Or, rappelle le commissaire Justin Séogo, un casque n’assure pleinement son rôle de protection que s’il est conforme, correctement porté et bien attaché.
Djamila Kambou
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