Cette fois, le casque n’est plus seulement une recommandation. Depuis ce 1er octobre 2026, les usagers d’engins à deux et trois roues motorisés doivent s’y conformer, sous peine de s’exposer aux mesures prévues par la loi.
À Bobo-Dioulasso, le premier constat dressé par le ministre de la Sécurité Mahamadou SANA est plutôt encourageant. En sillonnant plusieurs artères de la ville ce jeudi, il a constaté que près de 95 % des usagers observés portaient leur casque.
Mais dans les rues, certains continuent de rouler sans cette protection. Et pour ces derniers, le temps de la sensibilisation est terminé. « La récréation est terminée. La tolérance administrative est également terminée. Place à l’application rigoureuse de la loi », a déclaré le ministre.
Le changement de ton est assumé. Pendant la période de sensibilisation, les autorités ont surtout insisté sur la nécessité de se conformer à la mesure. Désormais, le contrôle doit prendre le dessus.
L’enjeu dépasse pourtant le simple respect d’une obligation. En cas d’accident, l’absence de casque peut transformer une chute ou une collision en traumatisme grave. Le dispositif vise donc à réduire les conséquences des accidents qui impliquent quotidiennement des engins à deux et trois roues.
Le 1er octobre marque ainsi un tournant dans l’application de cette règle. Sur les routes, le message des autorités est désormais sans ambiguïté ; le casque doit être porté, et la loi doit être respectée.
Yolande Baziép
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