Les établissements publics de l’État du Burkina Faso ont enregistré des performances financières en hausse en 2025, avec près de 890 milliards de FCFA de ressources mobilisées et une progression des recettes supérieure à celle des dépenses. Réunis vendredi à Ouagadougou à l’occasion de la 27ᵉ Assemblée générale des établissements publics de l’État (AG/EPE), les responsables ont été appelés à faire de ces structures de véritables leviers de souveraineté économique et de développement.
Présidant la cérémonie au nom du Président du Faso, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a insisté sur le fait que la performance d’un établissement public ne doit plus être évaluée uniquement à travers ses résultats financiers, mais aussi par sa capacité à répondre aux besoins des populations et à contribuer à la transformation économique et sociale du pays.
La session, placée sous le thème de la gestion des établissements publics dans le contexte de la Révolution progressiste populaire, a examiné les rapports de gestion et les états financiers de 106 établissements publics au titre de l’exercice 2025.
Selon les chiffres présentés, les 88 établissements publics classiques ont mobilisé 518,6 milliards de FCFA, pour des dépenses de 405,6 milliards de FCFA. Leur trésorerie finale s’élève à 172,3 milliards de FCFA, avec un taux d’autofinancement de 27,88 %, supérieur au seuil de référence fixé à 20 %.
De leur côté, les Fonds nationaux ont mobilisé 371,8 milliards de FCFA et réalisé 420,2 milliards de FCFA de paiements, dont 314,7 milliards de FCFA injectés directement dans l’économie nationale. Leur taux d’autofinancement atteint 111,27 %.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a indiqué que les recettes des établissements publics ont progressé de 9 %, contre 5 % pour les dépenses, signe d’une amélioration de leur gestion financière. Il a toutefois appelé à poursuivre les efforts de rationalisation des structures, de digitalisation des services et de maîtrise de la masse salariale.
Le Premier ministre a également souligné que ces établissements devront jouer un rôle central dans la mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030. Il les a exhortés à contribuer davantage à l’industrialisation, à la transformation locale des ressources, au développement du capital humain, à l’innovation ainsi qu’au renforcement de la résilience économique du pays.
Djamila Kambou
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