Le gouvernement sénégalais hausse le ton. Près de deux ans après son arrivée au pouvoir, l’exécutif passe à l’action dans le secteur extractif. Première décision forte : la révocation de 71 permis miniers.
L’annonce a été faite par le Premier ministre, Ousmane Sonko. Elle s’inscrit dans la vaste opération d’audit des contrats signés avec les multinationales exploitant les ressources naturelles du pays.
Dans le même temps, les autorités ont ordonné le blocage des comptes de Industries chimiques du Sénégal (ICS), un acteur clé dans l’exploitation du phosphate. L’entreprise devra verser 250 milliards de FCFA , soit environ 380 millions d’euros avant toute levée de la mesure.
Selon le gouvernement, ce montant correspond à des obligations financières dues à l’État. Une manière pour les autorités de récupérer une part jugée insuffisante des richesses issues de l’exploitation minière.
Au Sénégal, ces décisions marquent un tournant. Le pouvoir entend reprendre le contrôle d’un secteur stratégique et imposer de nouvelles règles aux entreprises opérant dans le pays.
A. Flora BARO
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