À Organisation des Nations unies, la course à la succession de António Guterres s’intensifie avec la tenue de dialogues interactifs entre les candidats et l’Assemblée générale, marquant une étape déterminante dans le processus de sélection.
Arrivé au terme de ses deux mandats, le chef de l’ONU s’apprête à passer le relais, tandis que quatre personnalités de premier plan présentent leurs visions pour l’avenir de l’organisation. Il s’agit de Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.
Durant ces auditions, les échanges ont permis de mieux cerner les priorités de chacun autour des trois piliers fondamentaux de l’ONU : paix et sécurité, développement et droits de l’homme.
Ainsi, Macky Sall a mis l’accent sur la nécessité de réformer le multilatéralisme afin de le rendre plus représentatif et plus efficace, plaidant pour une meilleure prise en compte des réalités du Sud et un financement du développement plus équitable.
De son côté, Michelle Bachelet a défendu une vision centrée sur les droits humains comme socle de l’action internationale, insistant sur la protection des populations vulnérables et l’égalité entre les sexes.
Rafael Grossi a, pour sa part, valorisé une approche fondée sur la coopération technique et la prévention des risques globaux, soulignant l’importance d’une ONU capable d’anticiper les crises, notamment dans les domaines sécuritaires et technologiques.
Quant à Rebeca Grynspan, elle a orienté son intervention vers la réduction des inégalités économiques mondiales, appelant à une réforme du système financier international et à un commerce plus inclusif en faveur des pays en développement.
La présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a salué la tenue de ces échanges, qu’elle considère comme une étape clé dans un contexte international décisif. Elle a rappelé que le choix du prochain secrétaire général aura des répercussions majeures sur l’orientation de l’ONU et sa capacité à représenter efficacement les peuples du monde.
À travers ces auditions, l’organisation affiche une volonté de transparence et d’ouverture, tout en offrant aux États membres une lecture plus claire des visions en présence pour guider leur décision finale.
Yolande Bazié
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