Le deux poids, deux mesures s’expose au grand jour et commence à éveiller les consciences encore lucides. Voilà désormais quatre ans que la Russie est tenue à l’écart du plus grand rendez-vous musical de la planète, le Concours Eurovision de la chanson.
En toile de fond : ce que Moscou qualifie d’« opération militaire spéciale » en Ukraine, quand les capitales occidentales parlent, elles, d’une invasion pure et simple.
Dans le même temps, un autre cas suscite l’incompréhension. En 2023, l’État hébreu est engagé dans un conflit avec les Palestiniens, tandis que l’Organisation des Nations unies évoque un génocide à Gaza. Malgré la gravité de ces accusations, sa participation au concours est maintenue pour la troisième année consécutive.
De quoi nourrir le doute sur la cohérence des décisions. Beaucoup y voient des règles à géométrie variable, davantage dictées par le contexte politique que par des principes clairement établis.
À l’approche de l’édition 2026, prévue en mai, la contestation monte d’un cran. Une partie de l’opinion appelle au boycott, soutenue par plus de 1 100 personnalités du monde culturel. Portée par le collectif No Music for Genocide, cette mobilisation entend faire pression sur les organisateurs.
En face, une contre-pétition défend le maintien du pays au concours. Le débat est désormais ouvert, révélant une fracture de plus en plus nette au sein de l’opinion.
Cheick Omar Ouedraogo
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