Au Niger, le prix du carburant reste au cœur des débats. Alors que le Conseil consultatif de la Refondation a recommandé une hausse des tarifs à la pompe, le gouvernement a réaffirmé, le 9 octobre 2026, son intention de ne prendre aucune mesure susceptible d’aggraver le coût de la vie.
Le litre de Super 91 reste fixé à 499 F CFA, contre 618 F CFA pour le gasoil. Ces tarifs, instaurés en juillet 2024, sont rappelés dans le communiqué du dernier Conseil des ministres. Le gouvernement présente cette politique tarifaire comme un moyen de faire bénéficier la population des retombées de l’exploitation des ressources naturelles.
La question intervient dans un contexte de tensions sur l’approvisionnement en produits pétroliers. Le Conseil des ministres évoque des contraintes structurelles dans la production, le transport et la distribution, ainsi que des circuits informels et des pratiques frauduleuses qui contribuent aux pénuries et à la hausse des prix sur certains circuits.
Pour y faire face, un comité technique a été mis en place afin d’identifier les blocages de la filière. Les services de contrôle ont également reçu des instructions pour poursuivre les personnes impliquées dans les opérations de fraude.
Yolande Bazié
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