Le Kenya, le Malawi et l’Eswatini veulent attirer davantage de capitaux vers leurs secteurs miniers. Les trois pays présenteront prochainement leurs projets à des investisseurs, avec l’ambition de financer l’exploration, l’exploitation et la transformation de leurs ressources.
La démarche intervient alors que plusieurs projets restent confrontés au manque de financements nécessaires pour passer de la prospection au développement industriel.
Au Malawi, les autorités misent notamment sur l’or, le graphite, les terres rares et le calcaire. Le pays estime que son secteur minier pourrait générer jusqu’à 30 milliards de dollars de recettes entre 2026 et 2040, à condition de disposer des investissements nécessaires.
Le Kenya veut, lui aussi, accélérer le développement de ses ressources en cuivre, or, terres rares, chromite et fluorine. Nairobi ambitionne de faire passer la contribution des activités extractives à 10 % du PIB d’ici 2030, contre une part encore limitée aujourd’hui.
En Eswatini, les efforts portent notamment sur l’or, le charbon et le minerai de fer. Le royaume cherche des partenaires capables d’accompagner les travaux d’exploration et de valoriser davantage ces ressources.
Les trois pays comptent ainsi utiliser leurs projets miniers pour attirer des investissements et renforcer la contribution du secteur à leurs économies. La présentation de ces opportunités doit se tenir le 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud, en marge de l’African Mining Week 2026.
Yolande Bazié
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