L’Autorité namibienne de régulation des communications (CRAN) a rejeté la demande de licence déposée par Starlink, le service d’internet par satellite développé par SpaceX et porté par Elon Musk.
Au centre du blocage : une règle jugée non négociable. En Namibie, toute entreprise de télécommunications doit être détenue à au moins 51 % par des intérêts locaux. Or, la filiale proposée par Starlink ne respecte pas cette exigence, ce qui a conduit au refus du régulateur.
Derrière cette décision, c’est une orientation politique qui se confirme. Depuis son indépendance en 1990, la Namibie met l’accent sur la participation des acteurs nationaux dans les secteurs stratégiques, notamment celui des télécommunications.
Ce refus s’inscrit aussi dans un contexte régional tendu autour de l’arrivée du service satellitaire. Déjà présent dans plusieurs pays africains, Starlink fait face à des obstacles similaires dans des marchés clés comme l’Afrique du Sud, où la loi impose également une participation locale dans le capital des opérateurs.
De son côté, Elon Musk a critiqué ces exigences, les jugeant discriminatoires. Une position qui alimente les tensions avec plusieurs États de la région, où la souveraineté économique reste un enjeu central.
Djamila Kambou
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