Le 12 février 2026, le Président de la Transition du Mali a procédé à un remaniement ministériel d’envergure, matérialisé par le décret n°2026-062/PTRM portant nomination des membres du nouveau gouvernement. Cette décision, prise après consultation du Premier ministre et publiée dans le cadre de la mise en place d’un exécutif élargi, vise à réorienter l’action gouvernementale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, institutionnels et socio-économiques persistants.
Par ce décret, un ensemble de personnalités civiles et militaires ont été nommées pour occuper les portefeuilles ministériels. À la Défense et aux Anciens Combattants, c’est le Général de Corps d’Armée Sadio Camara qui est désigné ministre d’État, reflétant la priorité accordée à la sécurité nationale. À l’Économie et aux Finances, Alousséni Sanou est nommé ministre d’État, alors que la Paix, la Réconciliation et la Cohésion nationale sont confiées au Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué.
À la Justice et aux Droits de l’Homme, Mahmoudou Kassogué prend les fonctions de ministre et garde des sceaux, tandis que l’Administration territoriale et la Décentralisation reviennent au Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly. Yahya Gologo est nommé ministre de la Réforme de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, et Général de Division Daoud Ali Mohamedine prend la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Pour les Transports et les Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko est nommé ministre, et Abdoulaye Diop est confirmé à la tête du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le secteur de l’éducation est représenté par Amadou Sy Savané au ministère de l’Éducation nationale et par Bouréma Kansaye pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique.
Le portefeuille des Mines est attribué à Amadou Keïta, celui de l’Énergie et de l’Eau à Tchemo Ko Traoré et celui de la Santé et du Développement social à Colonel-Major Assa Badiallo Touré. Fassoun Coulibaly est nommé ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue socialet Abdoul Kassim Ibrahim Fomba prend en charge la Jeunesse et les Sports, avec une mission élargie à l’Instruction civique et à la Construction citoyenne.
Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine est confié à Mossa Ag Attaher, celui de l’Agriculture à Ibrahima Samaké et celui de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle à Oumou Sall Seck. Aux portefeuilles sociaux, Djènèba Sanogo est nommée ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.
Moussa Alassane Diallo est nommé ministre de l’Industrie et du Commerce, Imran Abdoulaye Touré ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, et Dumbia Mariam Tangara ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Alhamdou Ag Ilyène prend la tête du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, et Mamou Daffé est nommé ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.
Le portefeuille des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes est attribué à Mahamadou Koné, et celui de l’Élevage et de la Pêche à Youba Ba. Enfin, Mamani Nassiré est nommé ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral.
Bruno Bayala
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






