Cinquante ressortissants chinois condamnés à Madagascar pour des faits liés à l’escroquerie en ligne ont quitté la Grande Île le 7 septembre. Détenus à la Maison centrale d’Avaradrano, ils ont été transférés vers la Chine afin d’y poursuivre l’exécution du reste de leurs peines, a annoncé le ministère malgache de la Justice.
Les peines prononcées à leur encontre vont de deux à dix ans d’emprisonnement. Leur transfert constitue une première étape dans le cadre d’un mécanisme de coopération judiciaire entre Madagascar et la Chine destiné notamment à renforcer la lutte contre la criminalité transnationale.
Selon les autorités malgaches, cette opération a été menée avec l’appui d’Interpol et de l’ambassade de Chine à Madagascar. Elle a également mobilisé le ministère de la Sécurité publique, chargé d’assurer la sécurisation du dispositif.
Le groupe a quitté Madagascar à destination de la Chine, avec une escale à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Les autorités précisent que l’opération s’est déroulée dans le respect des dispositions légales et des procédures judiciaires en vigueur.
Elles indiquent par ailleurs que ce premier transfert ne devrait pas être le dernier : d’autres vagues de rapatriement de détenus sont envisagées dans le cadre de cette coopération.
Cette démarche intervient quelques semaines après une décision du Conseil des ministres malgache. Le 4 août, le gouvernement avait approuvé l’adhésion de Madagascar, à la suite d’une proposition chinoise, à un dispositif international consacré à la lutte contre les escroqueries utilisant les télécommunications et les plateformes numériques.
À travers ce rapprochement, Antananarivo et Pékin entendent ainsi resserrer leur coopération face à des réseaux de fraude opérant au-delà des frontières.
Djamila kambou
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