La RDC veut désormais faire de ses données géologiques un outil de souveraineté. Kinshasa accélère la cartographie de son territoire et la numérisation de ses archives afin de mettre en place une banque nationale de données géologiques, annoncée comme pleinement opérationnelle d’ici fin 2026.
Les données recueillies doivent permettre à l’État de mieux connaître son sous-sol et surtout d’en conserver la maîtrise. Les informations géologiques de base devraient être accessibles gratuitement, tandis que certaines données considérées comme sensibles pourraient être soumises à paiement.
Pour Kinshasa, l’objectif est de ne plus laisser les informations sur les richesses du sous-sol échapper au contrôle de l’État. Ces données pourraient également servir à mieux orienter les investissements et à renforcer la position du gouvernement dans ses négociations avec les opérateurs miniers.
Le Service géologique national considère ainsi les informations produites dans le cadre de ces programmes comme un actif stratégique de l’État congolais.
Cette nouvelle politique ouvre toutefois un débat sur l’accès aux données. Des acteurs du secteur minier estiment qu’une plus grande ouverture pourrait favoriser la recherche, la concurrence et l’arrivée de nouveaux investisseurs.
Kinshasa assume néanmoins son choix ; la connaissance du sous-sol devient désormais une composante à part entière de la souveraineté minière congolaise.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






