Les avions ont atterri, les migrants ont été débarqués, mais le dossier, lui, est loin d’avoir trouvé son point final. Plus d’un an après le début des expulsions de migrants des États-Unis vers le Ghana, l’affaire s’invite désormais devant la Cour de justice de la CEDEAO.
Accusé d’avoir servi de terre d’accueil dans le cadre des controversés accords de « pays tiers », Accra doit désormais répondre de ses choix devant la juridiction régionale.
À l’origine de cette action, un cabinet d’avocats ghanéen, la faculté de droit de l’Université Cornell et le Conseil mondial pour les litiges stratégiques (GSLC), qui agissent au nom de migrants expulsés des États-Unis.
Les requérants (une vingtaine) reprochent au Ghana d’avoir facilité le transfert de personnes vers des destinations où leur sécurité n’était, selon eux, nullement garantie.
Au-delà du Ghana, c’est toute la politique américaine des « pays tiers » qui se retrouve, une nouvelle fois, sur le banc des accusés.
Mis en œuvre sous l’administration de Donald Trump, ce dispositif a conduit plusieurs pays africains, dont le Ghana, l’Eswatini, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Ouganda, à accueillir des migrants expulsés des États-Unis.
Une pratique que les organisations de défense des droits humains jugent incompatible avec les obligations internationales de protection des demandeurs d’asile.
Cheick Omar Ouedraogo
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