Après deux semaines d’immersion patriotique à l’Académie de Police de Pabré, les acteurs culturels sont désormais invités à adapter leurs œuvres et leurs pratiques aux nouvelles réalités du Burkina Faso. C’est le principal message porté par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, lors de sa visite, le 2 septembre 2026, aux côtés du ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana.
Face aux participants, le ministre de la Culture a placé la création artistique au cœur de la dynamique nationale. Selon lui, le secteur culturel ne peut rester à l’écart des transformations en cours et doit contribuer davantage à l’évolution des mentalités et au renforcement du patriotisme.
« Le réarmement culturel est un défi central, qui doit garantir la pérennité de la révolution », a-t-il déclaré, présentant les professionnels de la culture comme des acteurs de la « guerre culturelle ».
Il les a notamment appelés à rompre avec certaines anciennes pratiques et à produire des contenus davantage ancrés dans les réalités et les valeurs du pays.
L’immersion n’a toutefois pas porté uniquement sur les exercices physiques. Les participants ont également reçu des enseignements sur la défense, le secourisme, la législation, le statut de l’artiste ainsi que ses droits et obligations.
Le ministre de la Sécurité a souligné l’importance de cette approche qui associe formation patriotique et connaissances professionnelles.
Pour les participants, l’expérience a permis d’acquérir de nouveaux repères. Le journaliste culturel Marius Diessongo évoque notamment la diversité des modules suivis, tandis que l’artiste Kosa Pic estime avoir appris autant sur le plan moral que physique.
Promettant de traduire cette expérience dans ses prochaines créations, Kosa Pic annonce « un nouveau Kosa » que les Burkinabè devraient découvrir à travers ses futurs projets.
Au terme de cette immersion, le défi est désormais de transformer les enseignements reçus en œuvres, en messages et en pratiques culturelles capables d’accompagner les mutations du Burkina Faso.
Djamila kambou
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