L’enquête sur la mort de quinze éléphants retrouvés dans un parc au Kenya livre ses premiers éléments. Des analyses préliminaires ont bien détecté la présence de cyanure dans l’organisme des animaux, mais les autorités écartent pour l’heure la piste des pesticides utilisés dans les exploitations agricoles voisines.
Les autopsies avaient également révélé la présence de tomates dans leurs estomacs, ce qui avait orienté les soupçons vers les cultures situées à proximité du parc. Une piste rejetée par les agriculteurs concernés, qui affirment ne pas utiliser de produits contenant du cyanure.
Les services vétérinaires du Kenya Wildlife Service vont dans le même sens. Selon eux, les pesticides disponibles sur le marché ne contiennent pas de cyanure. L’origine de la substance retrouvée dans les éléphants demeure donc inconnue.
Les investigations se poursuivent pour déterminer comment le cyanure a pu se retrouver dans l’écosystème et établir les véritables causes de la mort des pachydermes. L’affaire remet également en lumière les tensions persistantes entre les populations et les éléphants, dont la cohabitation reste un défi majeur pour la conservation de l’espèce au Kenya.
Yolande Bazié
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