Pas question pour les militaires gambiens de se mêler à la bataille politique à l’approche de la présidentielle de décembre 2026. Le chef d’état-major des forces armées, le général de division Ousman Gomez, a rappelé aux soldats leur devoir de neutralité.
Les militaires ne doivent participer aux activités ou rassemblements politiques que lorsqu’ils y sont engagés dans le cadre d’une mission officielle. Le chef militaire a également appelé ses troupes à éviter toute prise de position politique sur les réseaux sociaux.
Autre ligne rouge fixée par la hiérarchie, le tribalisme. Les soldats sont invités à rester au-dessus des clivages politiques et communautaires afin de préserver la cohésion des forces armées.
Cette neutralité ne prive toutefois pas les militaires de leur droit de vote. Ils pourront se rendre aux urnes comme les autres citoyens, mais devront rester strictement impartiaux dans l’exercice de leurs fonctions.
À quelques mois du scrutin, la hiérarchie militaire entend ainsi empêcher que l’armée ne soit entraînée dans les rivalités entre les différents camps politiques.
Yolande Bazié
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