La blouse médicale ne donne aucun droit sur le corps d’un patient. Pourtant, certains semblent l’oublier. En Centrafrique, un assistant de santé, chargé d’administrer des soins à une patiente de 19 ans, n’a pas su maîtriser ses pulsions d’étalon dominant.
Ce prédateur sexuel aurait profité de la vulnérabilité de la jeune femme en lui injectant un produit somnifère avant d’abuser d’elle alors qu’elle était inconsciente.
À son réveil, la jeune femme a constaté des traces suspectes. Face à cette situation, elle a alerté ses parents ainsi que l’équipe du centre de santé. C’est alors que la procédure judiciaire a été enclenchée.
Plus de deux ans après cet acte odieux qui piétine la dignité humaine, Alain Adoum, qui officiait au centre de santé Grâce-à-Dieu de Gobongo, dans le 4ᵉ arrondissement de Bangui, a été condamné ce jeudi 22 octobre à 13 ans de travaux forcés par la Cour criminelle.
La peine prononcée dépasse les 10 ans requis par le parquet général, illustrant la sévérité de la décision judiciaire au regard des faits examinés.
En plus de cette condamnation, l’intéressé a été tenu de verser un franc symbolique à l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), constituée partie civile dans cette affaire.
Cette condamnation est perçue comme un signal fort envoyé par la Cour criminelle contre les violences sexuelles commises en milieu hospitalier, un phénomène encore largement sous-documenté en Centrafrique.
Cheick Omar Ouedraogo
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