À Johannesburg, l’affaire de la fusillade impliquant Bellarmine Chatunga Mugabe connaît un nouveau tournant judiciaire.
Le plus jeune fils de l’ancien président zimbabwéen a plaidé coupable, vendredi, d’avoir pointé une arme à feu et séjourné illégalement en Afrique du Sud. Toutefois, il rejette fermement l’accusation la plus grave : celle d’avoir tiré et grièvement blessé son jardinier lors d’une altercation.
Âgé de 29 ans, il comparaît aux côtés de son cousin et coaccusé, Tobias Mugabe Matonhodze, poursuivi pour tentative de meurtre dans cette affaire survenue dans le quartier huppé de Hyde Park.
Contrairement à Bellarmine Mugabe, Matonhodze, 32 ans, a reconnu sa responsabilité dans la tentative de meurtre, ainsi que des infractions liées aux lois sur l’immigration et la détention d’armes à feu.
L’avocat de la défense, Sinenhlanhla Mnguni, a précisé que des négociations avaient été engagées avec le parquet en vue d’un accord sur le plaidoyer et la peine, avant d’échouer à la dernière minute. Il a par ailleurs balayé les rumeurs selon lesquelles son client chercherait à faire porter la responsabilité à son cousin, qualifiant ces accusations de « totalement infondées ».
À ce stade de l’enquête, l’arme utilisée lors de la fusillade demeure introuvable, malgré l’arrestation des deux suspects le 19 février.
L’affaire a été renvoyée au 24 avril prochain.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






