La colère s’abat sur la justice française, accusée de négligences dans le fonctionnement de ses acteurs. Ces défaillances présumées ont conduit à la mort tragique d’une fillette de 11 ans.
Le corps de la collégienne a été retrouvé le 4 juin dans un silo agricole une semaine après la disparition de l’enfant. Le principal suspect, le père d’une amie de la victime, est poursuivi pour enlèvement et meurtre.
Face à ce drame, des manifestations ont éclaté en France, nourries par la conviction que la tragédie aurait pu être évitée si la justice avait rempli pleinement son rôle.
Les révélations sur les antécédents du suspect, Jérôme Barella, renforcent l’idée d’un dysfonctionnement judiciaire ayant potentiellement permis ce passage à l’acte.
En effet L’homme de 41 ans avait fait l’objet de plusieurs signalements pour attouchements sexuels depuis 2017 et de deux plaintes pour viol sur mineurs : l’une en 2022 classée sans suite, l’autre, toujours en cours.
Malgré ces signalements et plaintes, le suspect n’a jamais été inquiété, faute de réelle instruction, certaines procédures ayant été classées sans suite, lui laissant un casier judiciaire vierge. Une « faute grave» reconnue au plus haut niveau.
« On a failli dans le suivi des plaintes. J’en tirerai toutes les conséquences. Je suis furieux de cette situation », a réagi le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a par ailleurs présenté ses excuses à la famille de Lyhanna.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte indignation. En France comme au sein de la communauté internationale, notamment parmi les organisations de défense des droits de l’enfant, ce drame est perçu comme le résultat d’un dysfonctionnement aux conséquences dramatiques.
Cheick Omar Ouedraogo
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