Après avoir érigé le corps des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) en corps d’armée plein, le gouvernement s’attèle à donner à ces sentinelles de la patrie les moyens financiers, logistiques et juridiques pour leur permettre d’effectuer leur mission sans stress du lendemain et, conséquemment, avec plus d’efficacité opérationnelle.
Valorisation de l’emploi, dotation en moyens matériels et logistiques plus conséquents, sécurisation juridique en cas de disparition ou de captivité, autant de mesures prises lors du dernier Conseil des ministres qui visent à donner à ces éléments « essentiels de mobilisation citoyenne et d’appui aux forces de défense et de sécurité » la sérénité et la confiance en la hiérarchie, et donc plus d’allant au combat.
Que de chemin parcouru depuis le temps où ces « miliciens » étaient moqués et traités d’escadrons de la mort (?) sans foi ni loi. Aujourd’hui, les censeurs d’hier sont devenus les fidèles reproducteurs de cette option qui place le peuple au cœur des problèmes de défense et de sécurité.
Face à des forces d’agression en perpétuelle mutation, seule la guerre populaire généralisée peut apporter la réponse idoine. Alors oui, les VDP sont les miliciens, mais au sens noble du terme, car ils s’investissent pour la patrie, qui est au-dessus de tout.
Par monts et par vaux, ils ont porté des coups fatals à l’ennemi, desserrant les crocs de la bête impérialiste. Le chemin de la victoire reste néanmoins parsemé d’embûches et la mobilisation générale doit être de mise. On le voit, la stratégie de défense ne se déploie pas uniquement sur le terrain, mais en amont, avec un conditionnement adéquat des troupes.
Le commandant de guerre le plus habile n’est pas celui qui dirige, coordonne et exécute les opérations, mais celui qui comprend d’abord et avant tout ses hommes. Ibrahim Traoré a compris les VDP et tout le Burkina Faso s’en sentira mieux.
Boubakar SY
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