Lundi dernier, le président du Faso a procédé à une réorganisation stratégique des forces gouvernementales. L’équipe dirigeante a été re dynamisée avec l’entrée de nouvelles valeurs sûres. Mais derrière ce remaniement ministériel, un détail qui vaut tout son pesant d’or: certains porte-feuilles ont été rebaptisés. C’est le cas de l’ex ministère de la défense patriotique qui devient le ministère de la guerre et de La Défense patriotique. Ou encore celui du ministère de la fonction publique et du travail transformé en ministère des serviteurs du peuple.
Au risque de se laisser prendre au piège de la lapalissade, il convient de rappeler d’entrée de jeu, que les noms en Afrique se chargent de symbolismes puissants. Eu égard à cette réalité factuelle endogène, le baptême de ces ministères s’éloigne de fait de la simple embellie sémantique ou d’une réorganisation cosmétique. Le Président du Faso ajuste clairement la trajectoire d’une mission dont les enjeux se complexifient avec le temps et le contexte géopolitique mondial.
En véritable stratège, le Capitaine Ibrahim Traoré définit ainsi un nouveau cap qui doit servir de boussole aux hommes et femmes en charge de ces départements hautement névralgiques. Cette nouvelle nomenclature est un rappel incessant à leurs devoirs à et à leurs engagements vis à vis de la patrie. Un tocsin permanent qui maintient le serviteur en éveil et en alerte maximal. Par ailleurs ce baptême qui plonge profondément dans les eaux de la révolution, imprime solidement dans la mémoire collective de l’ensemble des forces vives de la nation, les idéaux qui sous-tendent son renouveau.
Si le ton delà renaissance du Burkina Faso était déjà donné, cette posture revisitée écarte toute ambiguïté sur les ambitions d’un leader africain qui a pris toute la mesure des missions qui lui incombent et du rôle qu’il a à jouer. Non pas uniquement pour les intérêts d’un peuple, le sien, pour lequel il n’hésiterait pas une seule seconde à donner sa vie. Mais bien plus encore, de la prise de conscience du modèle que lui autant que son pays incarnent désormais pour une génération entière, pour l’ensemble du continent. Le message ne pouvait être on ne peut plus clair: LE CAPITAINE NE TRAHIRA PAS. LE BURKINA FASO NE TOMBERA PAS.
Elji RIM
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