Garantir la protection des parieurs, assurer la traçabilité des flux financiers, accroître les recettes fiscales et renforcer les actions sociales. Ce sont les objectifs visés par le gouvernement burkinabè à travers une réforme du secteur des jeux de hasard en ligne.
En Conseil des ministres, ce jeudi 19 mars 2026, un projet de décret portant sur les modalités de concession, d’organisation et de contrôle des jeux de hasard a été adopté. Le texte confère désormais l’exclusivité de l’exploitation des jeux en ligne à la Loterie Nationale Burkinabè.
Jusqu’à présent, le secteur reposait sur la loi n°027-2008/AN du 08 mai 2008 et ses textes d’application, dont le décret du 31 décembre 2010. Mais ce dispositif n’a pas suivi l’évolution rapide du numérique, laissant place à plusieurs insuffisances.
Parmi elles, l’absence de règles spécifiques pour encadrer les jeux en ligne, devenue un facteur de désordre dans le secteur. À cela s’ajoutent des dispositions dépassées face aux innovations technologiques, ainsi que la présence de plateformes exploitées sans autorisation, échappant à tout contrôle.
Dans ce contexte, les autorités optent pour une centralisation de l’activité afin de mieux maîtriser son fonctionnement. Le choix de confier cette mission à la Loterie Nationale Burkinabè vise à instaurer un cadre plus structuré et sécurisé.
Au-delà de la régulation, cette orientation doit permettre à l’État de mieux suivre les flux financiers générés par ces activités et d’en tirer un meilleur rendement. Elle ouvre également la voie à un renforcement des actions sociales financées par la nationale des jeux.
Avec cette décision, le Burkina Faso engage une nouvelle étape dans l’encadrement du numérique, en réponse à l’essor rapide des jeux de hasard en ligne.
Yolande Bazié
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