À l’heure où la planète football a les yeux rivés sur le match inaugural de la Coupe du monde, une autre bataille se joue en arrière-plan.
Et c’est précisément sur ce terrain extra-sportif que l’Iran entend se faire entendre. Téhéran a averti qu’il pourrait demander l’arrêt de ses rencontres si des drapeaux non autorisés ou des slogans politiques jugés hostiles venaient à être brandis dans les tribunes.
« Nous avons informé la FIFA que si [des protestations] hostiles à l’équipe nationale sont scandées (…), le sélectionneur de l’équipe pourra être responsable de l’arrêt du match », a indiqué le ministre des Sports iranien.
Ainsi, seul le drapeau officiel de la République islamique d’Iran sera autorisé dans les tribunes. L’ancien drapeau frappé du lion et du soleil, aujourd’hui largement utilisé par les opposants au régime iranien, demeurera quant à lui interdit.
Cette fermeté ne date d’ailleurs pas d’hier. Déjà, avant le début du tournoi, les fédérations iranienne et égyptienne avaient saisi la FIFA pour demander qu’aucune activité liée à la communauté LGBTQ+ ne soit associée à leur confrontation prévue le 27 juin à Seattle.
Une requête qui faisait suite à la désignation initiale de cette rencontre comme « Pride match » (« match des fiertés ») par les organisateurs locaux avant le tirage au sort de la phase de groupes.
Cheick Omar Ouedraogo
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