De 2800 francs CFA le prix du kilo de cacao bord champ, Alassane Ouattara et son gouvernement dans une pirouette dont ils ont désormais la maîtrise ont ramené celui-ci à 1800 francs plongeant l’ensemble des producteurs de la précieuse fève dans un désarroi total .
Des producteurs qui avaient tablé sur cette embellie pour tirer des plans sur la comète oubliant que ce n’était que des promesses électoralistes d’une part, et que le prix du kilo n’était pas fixé de manière souveraine par le gouvernement ivoirien mais bien par les places boursières occidentales qui maintiennent le pays sous leur férule.
Sur le premier point il vous souviendra que c’est alors qu’il préparait son « coup d’état civil d’octobre dernier »(dixit Laurent Gbagbo) que Ouattara avait « blagué » ces pauvres planteurs pour en faire du bétail électoral avant de les tuer littéralement moins d’un semestre plus tard. Une attitude récurrente chez un homme qualifié de menteur (toujours par Gbagbo) tant dans son parcours personnel que politique avec les chemins tortueux empruntés pour se faire une identité et aussi les micmacs auxquels il se livre depuis son accession à la magistrature suprême. Une ondoyance propre à toutes les marionnettes dont il est la caricature achevée, ballotté au gré du prince de France et de Navarre, Emmanuel Macron.
Et justement cette mesure assassine aurait été dictée par ce dernier pour donner de l’air à l’économie française pratiquement à l’arrêt et qui aurait subi un coup très dur avec ce renchérissement du prix du cacao.
Une fatwa que le sous-préfet s’est empressé d’exécuter plongeant 80% de ses compatriotes dans la paupérisation dans un pays où les clignotants sociaux sont tous au rouge. Entre le prix de l’électricité qui augmente sans raison, le coût du loyer qui obéit à la même logique et les pénuries d’eau sans oublier le coût exorbitant du transport urbain, le petit peuple n’a plus que le saint esprit pour vivre selon une expression imagée des ivoiriens eux-mêmes.
Et, pour ne rien arranger la dette énorme empruntée pour se livrer à des travaux de prestige sans incidence directe sur la vie des populations hypothèque l’avenir de ce pays au potentiel énorme.
Une fuite en avant que l’actuel régime finira par payer si tant est que partout où il y a oppression, il y a résistance et lutte.
Au lieu de s’en préoccuper, Ouattara veut jouer au « shérif » sous-régional pour satisfaire les desiderata du grand sachem oubliant que nous vivons le temps des révolutions.
En tous les cas la colère sourde qui monte à Abidjan et dans les villes secondaires finira par lui éclater à la face lui et son clan qui sucent le « sang » des ivoiriens sur fond de prévarication des mœurs politiques et sociales. Il y a un temps pour tout.
Boubakar SY
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