Le Groupe de solidarité du Burkina Faso a élevé la voix, ce samedi à Ouagadougou, pour demander la libération immédiate et sans condition du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. L’organisation dénonce une opération militaire qu’elle juge illégale et contraire aux principes de la souveraineté des États.
Réunis au mémorial Thomas Sankara à l’occasion d’un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien, les membres du Groupe de solidarité ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils qualifient de « kidnapping politique » du couple présidentiel vénézuélien.
Prenant la parole, le coordonnateur du mouvement, Imhotep Serge Bayala, a estimé que la solidarité internationale demeure un levier essentiel face aux agressions subies par les peuples qui défendent leur indépendance. Selon lui, les événements survenus au Venezuela relèvent d’une stratégie visant à affaiblir la volonté souveraine du peuple vénézuélien.
Il a dénoncé une intervention militaire américaine présentée comme une opération de lutte contre le narcoterrorisme, mais qui cacherait, selon le Groupe, des motivations économiques liées aux ressources pétrolières du pays sud-américain. Le coordonnateur a également condamné les atteintes portées à l’intégrité physique, morale et politique du président Maduro, de son épouse et des institutions vénézuéliennes.
Le Groupe de solidarité du Burkina Faso a ainsi exigé la libération immédiate du couple présidentiel, le respect strict de la souveraineté du Venezuela et la levée totale des sanctions économiques qu’il qualifie d’illégales. Il a aussi rappelé le droit des peuples, notamment ceux du Sahel et d’Amérique latine, à choisir librement leur avenir sans pression extérieure.
Réaffirmant son soutien à la révolution bolivarienne, M. Bayala a souligné les liens historiques entre l’Afrique, l’Amérique latine et la diaspora noire, unies par des luttes communes pour l’émancipation et l’autodétermination dans un monde multipolaire.
De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela au Burkina Faso, Daniel Gomis, a salué la mobilisation du Groupe de solidarité. Il a qualifié l’opération militaire menée sur le sol vénézuélien d’illégale et a appelé à une union des peuples contre toute forme d’impérialisme et de violations du droit international.
Pour rappel, Nicolás Maduro et son épouse ont été arrêtés le 3 janvier 2026 à la suite d’une vaste opération militaire américaine au Venezuela. Transférés à New York, ils doivent être jugés pour des accusations liées au narcotrafic et au terrorisme présumé. Cette action a suscité de vives réactions sur la scène internationale.
Djamila Kambou
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